Dimanche 11 mai
Le vent fait toujours défaut, le ciel est gris annonçant quelques gouttes, alors nous restons à quais. Cette journée est consacrée à une randonnée dans le maquis sarde à flanc de coteau jusqu’au grand monolithe calcaire de Pedra Longa à deux heures du port. Celui-ci était utilisé par les navigateurs, un repère que l’on voit bien depuis la mer s’érigeant comme une aiguille. Belle ballade !
La fin de journée, nous sommes allés nous mettre au chaud dans notre petit cocon pour s’adonner à la lecture. Cédric a avalé d’une traite ce magnifique livre « Lettres à un jeune navigateur » aux éditions Interface Productions et qu’Eloïse dévore à petites doses (merci à toi Norbert) extraits :
« Il y a un monde entre désirer et vouloir. Le rêve étant le plus court chemin pour aller d’un point à un autre. »
« Combien de gens n’osent plus quitter la sécurité d’un salaire, oubliant jour après jour le meilleur d’eux-mêmes : leur vie. L’autre voyage. »
« Pour qui a les moyens d’attendre, la mer est toujours prête à mobiliser le moindre souffle d’air. Toujours connectée aux basses et hautes pressions. D’un mieux peut surgir le pire. La mer communique. Les mots en moins. Elle fait comprendre à qui veut bien la voir, l’écouter, que nous jouissons sur terre, elle et nous, des mêmes facultés. Elle est à l’image de notre société. Ici comme ailleurs le meilleur s’achève en dépression. La réussite est concomitante à l’échec. Le navigateur profite de l’accalmie pour réparer des blessures déjà inscrites dans le futur… »
« Je n’attends rien des autres. Les variations atmosphériques m’ont appris à prendre les gens comme ils viennent. Et ce qui pourrait paraître comme un détachement n’est que le signe extérieur d’un homme qui a su se faire accepter par la nature. »
A ceci, nous avons envie de joindre la phrase du jour :
« Vivre ses rêves et ne pas rêver sa vie » Merci Alain !
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