samedi 28 juin 2008

Girolata




Samedi 28 juin

Réveil difficile, nous avons subi la houle d'ouest toute la nuit. Pas évident de dormir lorsque l'on se fait balotter de gauche à droite dans la couchette.
Nous avalons un petit déj rapide et levons l'ancre pour le large. Dès notre sortie de la crique la houle devient plus importante. Effectivement, la météo avait raison, houle de ouest de 1.5m. Nous décidons de passer la journée à la Girolata dans les splendeurs de la réserve naturelle de la Scandola, où là le bateau est au calme et nous aussi.
Une fois amarré aux bouées, nous voyons un bateau à moteur équipé pour la pêche en haute mer. On s'approche et Cédric leur demande des conseils, trucs et astuces pour attraper du poisson.
Nous avons pas posé la première question que nous nous trouvons sur le pont du bateau avec un verre de vodka pomme à la main. Il est a peine 11h00! Quatre joyeux lurons voyagent une semaine ensemble et chassent le gros. En même temps, 2 amis Corses sont également de la partie. Les blaques fusent et sur le coup des midi, la bouteille de Vodka est morte! Quelle ambiance et quel mélange, Corses, Provancaux et Suisses! Le temps de s'inscrir à la capitainerie, nous sommes invités pour le midi. Grillades, salades, et pinard!
L 'après midi nous partons avec l'annexe sur une petite plage déserte à quelques centaines de mètres du port. Là notre équipe nous montre comment pêcher les oursins et Cédric creuse les trucs pour pêcher du gros.

Calanque de Piana











Vendredi 27 juin

Au levé, nous voyons frétiller des nuages de vifs à la surface. Le bruit est tel que la pluie sur l’eau.
Nous nous dirigeons vers les calanques de Piana. Les rochers se font rouges orangés. Au passage du Cap Rossu, nous filons plein vent arrière, nous avançons à 6 nœuds. Cédric tire sur la ligne de traîne, elle résiste. On a un hôte au bout ! Notre troisième thon. Dans le même temps, nous voyons un aileron sortir de l'eau. Il est souple et se plie. Nous apprendrons que c'est un poisson lune! Puis nous visitons deux petites criques successives qui sont entourées de magnifiques falaises dans les tons chauds. Dans la deuxième nous posons l’ancre. L’eau a 25°. Cédric est retourné plongé équipé de sa bouteille.

Chinui




Jeudi 26 juin

Après un avitaillement à Cargèse, nous mouillons dans la baie de Chinui devant le Club Med. Durant tout l’après-midi, nous avons les activités du Club autour de nous telles que la planche à voile, les catamarans, les jets skis.
L’eau est turquoise et claire ce qui aide à repérer les quelques méduses, berk !Le soir, nous nous endormons aux sons et musiques des animations du Club.

jeudi 26 juin 2008

Anse de Figiera







Mercredi 25 juin

Nous sortons la traîne lors de nos navigations le long de la côte mais il n’y a pas de poisson en Corse !
Nous passons la passe des Sanguinaires en tirant des bords avec le vent au près…..sans souci.
On se régale des mouillages car on est tranquille voire seul comme ce soir dans l’anse de Figiera.
Les températures deviennent si clémentes le soir que nous profitons de nous doucher sur la plage arrière. Plus besoin de faire du yoga dans notre placard à balai !
C’est vraiment les vacances d’été.

Baie d'Orzu







Mardi 24 juin

Nous partons de la baie de Cupabia dans la matinée. Nous filons au large de la baie d’Orzu. Cédric propose d’y faire un saut pour aller voir la paillote à « Francis ».
Nous jetons l’ancre vers 11h00. Nous profitons de l’eau claire et turquoise pour se baigner autour du voilier.
En fin de journée nous allons sur la plage à l’aide de l’annexe où trois paillotes sont montées. Une p’tite glace à l’eau…..et marchons le long de la plage.
Finalement nous restons pour la nuit ici. C’est bien la première fois que nous avons fait si peu de milles en une journée. Nous sommes que deux voiliers au mouillage et la plage est pratiquement déserte, c’est tranquille !
Le soir nous mangeons du poisson et des gambas grillés dans la paillote « Chez Eric », l’accueil est très sympathique.

Cupabia




Lundi 23 juin

C’est beau la vie, nous allons de crique en crique. La côte ouest de la Corse est splendide et elle s’y prête bien. La chaleur est imposante car il y a peu de brise. Nous sommes donc mieux sur le voilier que sur terre où l’air se fait étouffant.
Aujourd’hui au départ de Scoglio Bianco, nous faisons un petit détour par la Conca puis une escale à Propriano pour nous ravitailler. Nous profitons d’acheter les beignets au Brocciu, un vrai délice !
Nous continuons notre route et atterrissons dans la baie de Cupabia. Nous chaussons nos palmes et nageons jusqu’à la plage.
A la nuit tombée, nous voyons depuis le voilier, des feux s’allumer sur la plage et entendons les jeunes faire la fête. Ça sent les grillades.

Scoglio Bianco
















Dimanche 22 juin

Nous faisons route pour Scoglio Bianco, cette crique nous a été conseillée par Fabien sur le voilier Chionis. Nous naviguons au moteur car nous devons recharger la batterie, les voiles sont au chômage.
Nous arrivons dans la crique, entourée de granite gris et blanc sculpté par le vent et la mer, inspirant à imaginer des visages ou des animaux. Nous sommes prudents à l’approche car des hauts fonds sont signalés.
Le mouillage n’est pas des plus évidents car nous devons composer avec le fond rocheux et sableux, avec plus de 10 mètres de fond, et la largeur de la crique qui n’est pas bien grande.
La mer, ici, à 22°, Première baignade pour Eloïse. Cédric s’équipe de sa combinaison intégrale et part en plongée sous marine pour inspecter les fonds. Il remonte avec un trophée ; une cuillère à soupe……..ça tombe bien, l’autre jour nous avons perdu une fourchette lors de la navigation.La météo nous offre une vie douce. La chaleur est présente invitant à la baignade. Le vent est calme conviant aux mouillages.

Roccapina 2






















Samedi 21 juin

Le matin l’anse est plongée dans une brume qui rend le moment magique. Vers 9h00 tout se dissipe laissant apparaître les magnifiques couleurs de l’endroit.
Nous rejoignons la plage à la rame, pour marcher en direction de la tour. Nous avançons sur les sentiers non balisés dans le maquis dense. Après plus d’une heure de marche, la chaleur se fait lourde et nous n’avons pas trouvé celui qui mène à la tour.
L’après-midi est consacré à la lecture, et une partie à la bronzette sur la plage et trempette.
En fin de journée, nous partons à nouveau à la recherche du sentier pour monter à la tour. Après plusieurs essais à gauche, à droite, escalader des rochers, se frayer un chemin parmi les branches, nous arrivons enfin à la tour. Maaagnifique vue sur l’anse. La descente est beaucoup moins longue et beaucoup plus facile car nous repérons le sentier balisé qui nous mène droit sur la plage. Cédric retourne au bateau à la nage, l’eau a un petit 20°.Nous passons notre deuxième nuit à Roccapina.

Roccapina







Vendredi 20 juin

Départ de Bonifacio, notre but est de se trouver une crique protégée du vent d’Ouest. En sortie du port Eloïse est à la barre et en se retournant aperçoit une fumée non habituelle sortir de l’échappement du moteur. Petite poussée d’adrénaline que se passe-t-il ? Le moteur va-t-il nous lâcher ? La fumée ne sent rien et paraît claire. Cédric nettoie le filtre d’entrée d’eau. Remise en marche du moteur, ouf tout fonctionne à nouveau correctement.
Nous tirons des bords en direction de l’anse de Roccapina. Après quelques heures de navigation, à notre grand étonnement, le brouillard. Sortie des pulls et vestes. L’air est frais, nous en avons marre des habits chauds ! Nous le traversons durant une vingtaine de minutes puis il se dissipe. La mer nous apporte toujours des surprises de tout genre ! Il est obligatoire d’avoir un grand sens de l’adaptation. Une fois l’ancre posée dans le fond sableux de Roccapina, nous pouvons contempler ce magnifique endroit fabuleux ; eau turquoise et claire, chants des cigales, tour génoise dressée en haut de la crête rocheuse. On y est bien !

vendredi 20 juin 2008

Bonifacio




Jeudi 19 juin

Nous prenons notre petit-déj. secoué par le vent à Porto Pozzo. Puis nous décidons de quitter les Bouches de Bonifacio et donc les îles dans les alentours car c'est un vrai couloir à vent.
Nous mettons le cap sur le port de Bonifacio. Naviguation avec du vent au près. Notre Bavaria avance bien et ratrappe un voilier parti en même temps que nous du mouillage. Une vraie régate!
A midi nous sommes amarrés à Bonifacio. Nous retournons nous ballader dans la ville et flâner dans les boutiques.
Au port, nous croisons des français déjà rencontrés à la Maddalena. Nous partageons une bouteille de flétri. Ils remontent aussi sur le Nord, peut-être que nous serons à nouveau voisin de port.

Porto Pozzo







Mercredi 18 juin





Nous avons passé une bonne partie de la journée avec Fabien, Laurent et Matilde, trois marins voyageant ensemble en belle union. Nous avons partagé de super moments en leur compagnie. Durant l'apéro dans notre bateau, un grand bruit retenti à l'avant. Nous sortons précipitemment pour voir ce qui se passe. Un Bavaria de 30 pieds vient de nous percuter en s'ammarrant. Notre feu avant est cassé et coule au fond du port. Vu que c'est la même marque de bateau, un échange de feu nous a permis de réparer les dégats.




Vers 16h00 départ de la Maddalena en direction de Porto Pozzo au mouillage pour y passer la nuit. Arrivé dans cette grande baie, nous posons l'ancre, mais le fort vent nous chasse l'ancre, nous sommes donc obligés de la relever et nous nous mettons à une bouée. Le vent reste fort une bonne partie de la nuit et fait dancer notre bateau créant des bruits qui nous ont perturbés notre sommeil.

mercredi 18 juin 2008

Cala Cavetta - La Maddalena











Mardi 17 juin

Le réveil se fait sous un ciel bleu mais la météo annonce des pluies. Nous tentons notre chance en direction d’un mouillage des îles de la Maddalena mais à mi chemin nous virons pour le port de la Gavetta sur l’île principale de la Maddalena. Les nuages arrivent et se font noirs.
Une fois amarré, nous louons des vélos pour faire le tour de l’île, le temps s’y prête bien.
Les routes sont désertes et les odeurs de maquis sont intenses. Quelques arrêts dans de belles criques turquoises jalonnent notre parcourt.
En fin d’après midi nous rencontrons une équipe de français sur un Bavaria….nous y faisons la liste des plaintes sur Bavaria, échangeons des programmes informatiques et partageons un verre de Ricard…Le soir toute l’île se retrouve aux bistrots pour le match Italie-France. Quelle ambiance sur les terrasses

Porto Pozzo

















Lundi 16 juin

Ce fut une nuit paisible. Nous quittons le mouillage et passons à nouveau vers ce beau voilier de luxe. Nous montons en direction de la Maddalena. Aujourd’hui, nous ne sommes pas les seuls à naviguer et croisons de près de belles unités.
C’est toujours un plaisir de filer entre ces îles car le vent est soutenu et la mer reste belle. Dans l’après-midi, nous nous enfilons dans une baie d’1 mille de long entrant dans les terres, Porto Pozzo. Nous posons l’ancre au fond de la baie. C’est tranquille, nous sentons dans l’air le maquis apporté par la brise et chanter les oiseaux. Le reste de la journée est dédiée au bronzage et à la lecture.Le soir, la lune se lève et donne une atmosphère féérique





Porto Rotondo
















Dimanche 15 juin

Nous profitons de notre voiture pour sonder la mer plus au nord. Est elle calme ou agitée, y t’il du vent et quelle force ????
Nous disons au revoir à Pino et son figlio, gérant sympa et cool du port. Nous partons à midi de Baia Caddinas, le vent décidera de l’endroit de notre atterrissage. Autour des nombreuses îles et caps du golf de Congianus, le vent se fait capricieux. Vent arrière et voiles en ciseaux en sortant du golfe d’Aranci nous passons à un près serré après le cap Figari et des variations entre 9 et 20 nœuds. La mer se fait plus forte et la navigation moins plaisante. Nous tirons des bords en direction de porto Rotondo. Derrière celui-ci se trouve un mouillage bien protégé où mouillent déjà quelques voiliers. Le parcours qui nous mène au mouillage, est jalonné des plus beaux bateaux que l’on peut rencontrer sur la mer. He oui, c’est la Costa Smeralda. Nous faisons office d’annexe dans cette région.
Cédric saute à l’eau pour aller vérifier la bonne tenue de l’ancre car le vent souffle.La nuit tombée, tout est calme, LE gros a allumé son mât de haut en bas ainsi nous pouvons contempler ses cinq barres de flèche, on dirait la Tour Eiffel !

Baia Caddinas 3




Samedi 14 juin

Encore un Mistral à nous dévisser la tête….ça ne se calme toujours pas. Encore une journée à terre, nous allons l’occuper avec quatre roues. La Getz mobile nous emmène voir les Bouches de Bonifacio. Le constat et lourd. Un vent rageur et une mer féroce. Les seuls à oser s’aventurer sont les fun boarder et Kite surfeur.
Par la même occasion, nous écumons tous les parcs et plages de la région de Palau à la recherche de JF….Si seulement il avait un portable, mais à force de jouer au réfractaire, nous nous manquons ! Pas eu l’occasion de boire l’apéro sur le pont de notre Yacht.
De retour sur notre croiseur, nous nous tapons la cloche avec de belles côtes de bœuf.

Baia Caddinas 2




Vendredi 13 juin

A la plage….nous profitons de celle se trouvant à côté de la marina.
Le complexe hôtelier est vraiment sympa et bien intégré dans le paysage.Le vent souffle toujours fort. Force 8 à 9 dans les Bouches de Bonifacio….nous avons des rafales de 38 nœuds dans la petite marina. Le bateau est solidement amarré contre un quai avec six boutes. Les pointes, traversiers et gardes, digne d’un vrai pétrolier !

samedi 14 juin 2008

Baia Caddinas




Jeudi 12 juin



Après une nuit pluvieuse, nous filons en direction d’Olbia. Le temps est nuageux mais pas trop frais. Bon vent et pas de vague, une navigation de rêve. Puis nous nous équipons de nos salopettes et vestes car la pluie vient se joindre à nous, c’est moins sympa quand tout est mouillé.
Au loin, nous pouvons admirer voler une lignée de flamants roses.
Nous arrivons en début d’après-midi dans un tout petit port juste après Olbia, Baia Caddinas dans le Golf d’Aranci. Nous nous trouvons aux abords d’un petit village de vacances avec une jolie plage privée. Des rayons de soleil nous sèchent dès notre arrivée. Durant l’après-midi, nous entendons le vent forcir dans les haubans. Demain, la météo annonce des vents forts au Nord-Est de la Sardaigne. Si c’est le cas, nous resterons à quai un jour de plus avant d’entamer notre remontée sur La Maddalena.

La Caletta






















Mercredi 11 juin






7h30 Cédric est sur ses deux pieds et prépare le petit-déjeuner. Le but est de lever l’ancre assez vite afin de pouvoir profiter de la deuxième crique, Cala Luna, non loin de là avant tous les touristes. Réveil super difficile pour Eloïse, allez savoir pourquoi…
Ancre levée, nous faisons route pour Cala Luna. Il fait un peu nuageux mais le paysage reste d’une beauté équivalente. Arrivés dans la crique tout est calme, la plage est déserte, et la crique est entourée de falaises blanches creusées, par endroits, de grottes. On saute dans l’annexe et nous rejoignons la plage de sable. Endroit magnifique ! Certaines falaises sont équipées en voie de grimpe. Nous longeons la plage et visitons les grottes.
Vers 10h00 la première horde de touristes arrive par bateaux charters.
Nous décidons d’aller chercher de quoi manger et boire au bateau et de profiter de rester quelques heures sur la plage.
Vers 14h00, nous quittons Cala Luna. Cédric revient au bateau à la nage. Puis nous mettons le cap sur le port de La Caletta. Soudain, nous apercevons un drôle d’oiseau volé à raz de l’eau, faisant un bond, un virage puis plonger, ce fut un poisson volant, superbe ! Plus tard, nous rencontrons la pluie…
Ce port est toujours dans un état de délabrement. Cette fois ci, nous choisissons la partie gauche de la digue. Celle-ci n’est pas gérée et donc gratuite !

Cala Sisine
















Mardi 10 juin





Nous partons dans la matinée d’Arbatax (port bien équipé, douche, wc, laverie, bar) pour continuer notre remontée au Nord. Navigation calme, nous longeons la côte Est de près afin d’admirer les parois rocheuses tombant à pique.
Nous jetons l’ancre dans une petite crique peu abritée et sauvage (la météo annonce une nuit calme), Cala Sisine. Nous l’avions découverte en 1996 lors de nos premières vacances en Sardaigne. C’est aussi beau depuis la mer.
On rejoint la plage de galets avec l’annexe. De là, on contemple notre voilier, le seul au mouillage, dans ce bel endroit.
De retour au bateau, un p’tit plat de pâtes pour se requinquer et nous restons ici pour la nuit. Au mouillage, notre sommeil est toujours plus léger car nous restons sur nos gardes. Cédric écoute le moindre bruit… Cette nuit-là nos rêves ont été étranges.

Arbatax 2




Lundi 9 juin



Nous avons besoin d’une journée tranquille et laissons le bateau à quai pour aller prendre le bus dans l’après-midi pour Tortoli. Petite ville située à 5 kilomètres d’Arbatax. Notre but shopping et terrasses.
En revenant en fin de journée au bateau, de nouveaux voisins étaient arrivés, dont un Bavaria de 1992 avec le drapeau suisse. Un couple de Zürich qui navigue avec un petit chaton récemment adopté. Trop chou !
Le soir, nous nous sommes grillés deux belles côtes de bœufs, le gras a été réservé pour le chaton d’à côté……miaou.



lundi 9 juin 2008

Arbatax le retour







Dimanche 8 juin




Une navigation côtière nous attend sur 30 milles. Le vent, capricieux souffle en rafales et varie de 8 à 20 nœuds. Nous avons 2 ris dans la grande voile et le génois est réduit.
Plus tard dans la journée, le vent s^établi au portant et nous filons un 6.5 nœuds au GPS. Allure de bon père de famille. Cédric entame le livre que JF lui a prêté et le lira d’un trait. « Cul de sac » de Douglas Kennedy.
En fin d’après-midi nous sommes amarrés au port d’Arbatax. Nous prenons l’apéro avec nos voisins Français qui navigue également sur un Bavaria, de taille plus grande mais avec visiblement les mêmes problèmes techniques que nous avons eu. Jeu dans l’axe du safran, pilote mort….

samedi 7 juin 2008

Porto Corallo











Vendredi 7 juin

Dans la nuit, des éclairs au loin nous attirent l’œil. Orage sur la mer ? Non pas de nuage c’est étoilé. Les éclaires sont orangers et montent depuis la mer. Nous en déduisons que ce sont des essais militaires. Nous longeons la zone militaire, la même que nous avions traversé à l’aller.
Nous arrivons à 6h00 à Porto Corallo, éreintés, fatigués et sur les nerfs. Cerise sur le gâteau, nous avons 20 nœuds de vent dans le port pour apponter. Mais avec nos expériences de marin tout c’est bien passé, viiiite au lit.
Nous nous levons à midi. Petit déj, puis nous allons rincer le pont du bateau qui est comme une croute de sel. Nous découvrons toutes les fuites d’Helios, cabine arrière humide, un hublot fuit. Banquette au centre humide, un hublot fuit. Cabine avant humide, la baille à mouillage fuit. Heureusement que nous avons des salopettes et des vestes super étanches (merci mam’s pour m’avoir prêté ta combinaison de marin, c’est impeccable !).

En fin de journée nous partons en excursion vers le village de vacance à quelques minutes du port.
Un apéro s’impose au vu de la belle terrasse avec vue sur la mer. Martini Bianco, chips et co. Une façon de décompresser le cette traversée. Sur notre chemin nous croisons un restaurant au nom évocateur, « Il Bucaniere ». Nous y prenons la totale. Antipasti, Primo, secondi piatti, digestivo ….Après plus de 32 heures de mer c’est un minimum.
Tu vois Luc je ne suis pas le Capt. Crochetons mais bien le Capt. Crochet !

Traversée sur Sardaigne







Vendredi 6 juin

Il est minuit, deux heures de navigation, nous nous faisons secouer car le vent est de 15 nœuds, et il nous arrive en face avec une mer soulevée. Les bateau monte et descend les vagues, il tape dans les creux, les vagues nous passe par-dessus venant nous asperger. C’est pénible, le vent nous tient froid tout devient humide et glissant, il faut s’accrocher, et cela pendant des heures. Eloïse a l’estomac remué et prend un cachet puis va se coucher à l’intérieur. C’est l’horreur, à l’intérieur on ne voit plus rien et on se fait balloter. Eloïse s’accroche tant bien que mal pour ne pas être malade.
Au large de Trapani nous devons être vigilants avec le nombre important de pêcheurs qui opèrent dans la région propice à la pêche au thon.
Nous croisons un grand paquebot qui nous passe par l’avant. C’est toujours impressionnant de taquiner ces monstres des mers. Il est toujours difficile de savoir dans quel sens ils naviguent. La multitude de lumières se confond avec les feux réglementaires !
Cédric navigue à la voile un bout de la nuit puis allume le moteur pour nous aider à remonter les vagues et le vent. Il a assumé toute la nuit tout seul la navigation sans aide. Chapeau !
La journée, le vent se calme et les vagues aussi. Ouf…
Mais en fin de journée, tout recommence et c’est le même cirque que la nuit précédente. Nous sommes obligés de virer de 20 degré notre cap afin de prendre un peu moins les vagues de face. Notre destination change et nous faisons cap sur Porto Corallo sur la côte Est.

Trapani 4







Jeudi 5 juin

Surprise, un petit voilier est arrivé. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu l’occasion de parler français. Nos nouveaux voisins viennent de Sanary sur Mer ! Trois retraités qui naviguent dans la région avec lesquels nous prenons l’apéro !Nous regardons la météo via le fichier Grib sur notre PC. Notre but est d’aller sur les îles Egades, puis de descendre sur la Tunisie. Dans ces îles, il existe uniquement un petit port sur Favignana sinon c’est des mouillages dans des criques peu protégées. Misère, il annonce de grands coups de vent sur plusieurs jours. Un mistral qui descend de la côte ouest de la Sardaigne et qui atteint les îles, la Sicile et la Tunisie. Demain, le 6 est le seul jour assez calme. Nous prenons la décision, avec un peu de regret, de rejoindre la Sardaigne afin de ne pas être bloqués plus d’une semaine trop au sud. Hé oui le temps file comme nous, et il nous faut prévoir notre retour que nous voulons faire tranquillement c'est-à-dire pas trop de milles par jour. En voilier, nous n’allons pas forcement là où nous désirons, mais là où c’est possible de naviguer sans danger. Donc départ à 22h00 pour Villasimus sur la pointe Sud-Est de la Sardaigne avec 150 milles à effectuer.

mercredi 4 juin 2008

Notre trajet







Trapani 3











Mercredi 4 juin

Nous profitons d’une météo capricieuse pour nous rendre dans le village au dessus de Trapani ; Erice à 700 mètres. Nous y montons avec les télécabines et arrivons dans le brouillard car quelques nuages collent à cette petite montagne. On rentre dans le village en passant sous une arche puis on découvre les vieilles ruelles piétonnes tout à fait charmantes. Parfois les nuages se dissipent ce qui nous laisse apercevoir la superbe vue qui s’étend jusqu’à la mer. Nous passons par une pasticceria pour y goûter encore quelques pâtisseries en pâte d’amande de la région. Il est vraiment agréable de se balader parmi les ruelles de ce village malgré la fraîcheur que nous amène le brouillard. Les vieilles pierres, le château, le jardin et les pavés nous emmènent comme dans un village enchanté. Ca vaut la peine d’y flâner…

mardi 3 juin 2008

Trapani 2
















Mardi 3 juin

Dans la matinée, sur les conseils de Luc, nous allons faire les courses dans un grand supermarché à l’Est de la ville. Pas loin disait Kluk….des heures de marche pour un minable supermercato !
Vers 15 heures nous décidons de partir pour l’île Favignana (L’île principale des îles Egades). Sorti du port l’ambiance change, nous prenons un ris, le vent souffle à 18 nœuds. A peine les voiles sorties, nous affrontons une mer bien agitée. Les vagues passent par-dessus l’étrave et ne nous épargnent pas certaine fois. Notre allure est vent de travers et l’on se fait rouler par les vagues. La sensation n’est pas des plus agréable, nous devons nous accrocher et faire attention de ne pas glisser. Après 1 heure de navigation, la moitié du trajet prévu, nous rebroussons chemin et rentrons à la marina de Trapani.
Afin de compliquer l’entrée au port, un ferry nous suit de près. Quelques centaines de mètres avant le môle, il nous passe sur bâbord. Nous revoilà à notre place d’amarrage.
En fin de journée, nous allons faire un petit tour dans la vieille ville où plusieurs rues longues et larges sont piétonnes. Certaines grandes portes sont ornées de visages sculptés tous avec des expressions différentes. Les boutiques sont ouvertes jusqu’à 20h00, ce qui nous laisse toujours le temps de profiter des centres ville les fins de journée. Nous finissons la soirée dans un restaurant chinois.

lundi 2 juin 2008

Trapani
















Lundi 2 juin

6h00 nous quittons le mouillage et naviguons en direction de Capo San Vito. La nuit dernière n’a pas été de tout repos et le réveil est dur. Eloïse abandonne Cédric pour aller dormir et finalement sortir son bout de nez vers 10h00.
Nous jetons l’ancre à 11h30 devant la plage bondée de familles qui profitent de leur congé national.
Cédric plonge à l’eau et profite de nettoyer la coque afin de gagner quelques dixièmes de nœuds. Dans les régates de petites choses font la différence (il a l’esprit de compétition !)
Vers 13h00 le vent se lève et nous profitons pour continuer notre route jusqu’à Trapani. Nous avons parcouru au total 49 milles aujourd’hui, bonne avancée !
Nous voici au port de Trapani où nous nous sommes amarrés à un ponton flottant au fond du port vers le chantier naval pensant ainsi que ce serait moins cher qu’à la Marina qui se situe à l’entrée. La nuit nous coûte 50 euros. Nous sommes gavés de la Sicile et de ses prix exorbitants.

Baie Caripi







Dimanche 1 juin




Nous partons de Cefalu, très joli à voir depuis la mer son gros rocher ressemble à un gâteau, pour la baie de Mondello au nord de Palerme. Après une longue traversée au moteur, nous arrivons devant la plage de Mondello. Nous y jetons l’ancre parmi les bateaux, pédalos et planches à voile.
Durant toute la journée nous n’avons pas eu de vent pour naviguer. Nous voici ancré, le vent se lève et forcit jusqu’à 17 nœuds et lève la mer. Il est 18h00, nous sommes obligés de partir vers la Baie Caripi qui sera certainement un mouillage plus calme à 2 heures de là.
Durant ce trajet, nous passons le cap Gallo et essuyons des vents jusqu’à 31 nœuds. Le vent passe du simple au double en quelque dizaine de mètres. Le ciel devient noir, l’ambiance est spéciale. Eloïse surveille sa cocotte car les carottes et les patates sont sur le feu.
20h00. Le mouillage est plus calme, il est protégé des vagues et du vent. Nous sommes seuls face à une grande plage de sable.
Durant la nuit de rafales descendent de la montagne et viennent chanter dans les haubans. Le vent n’est pas constant, il change constamment de direction et fait tournoyer le voilier. Nous entendons racler la chaine sur le guide chaine et sentons que la mer se creuse.
5h00 Cédric se lève et décide de lever l’ancre.

Cefalu
















Samedi 31 mai

Nous quittons Sante Agata port sans importance vers 9h00, la mer est calme comme sur le lac. C’est agréable nous pouvons bronzer et lire sans être ballotés. Il y a très peu de vent alors nous naviguons au moteur. Nous mettons nos ligne de traîne à l’arrière une de chaque côté…..on ne sait jamais.
Plus tars, Eloïse tire sur une des lignes de traîne qui résiste plus que l’autre et s’exclame ; « il y a quelqu’un au bout de celle-ci !? ». Nous remontons la ligne et effectivement une deuxième prise, le même poisson, un thon.Vers 15h30, nous arrivons au port de Cefalu. Nous marchons jusqu’à la ville, et visitons ces jolies ruelles piétonnes. La ville est bordée de grandes plages de sable et de petits bateaux de pêche. Nous mangeons deux pâtisseries siciliennes avec de la pâte d’amande. Beaucoup de douceurs sont confectionnées avec les amandes telles que le nougat, les massepains en forme de fruits, et les biscuits à tremper dans du vin doux. Nous sommes aussi dans la région des plus grandes récoltes de citrons. Ils sont doux et juteux à souhait, nous les apprécions beaucoup. Nous pouvons les cueillir à même les arbres.

Sante Agata










Vendredi 30 mai

Les vents sont calmes, nous pouvons l’arguer les amarres de Salina. Cette charmante petite île que nous avons côtoyée durant cinq jours. On commençait à connaître les gens et leurs parentés, nous pensons qu’il est vite fait de faire le tour des habitants.
Durant notre trajet sur Sante Agata en Sicile, nous régatons avec un catamaran qui est parti du même endroit et en même temps que nous, avec huit français à bord. C’est toujours marrant de naviguer avec un autre bateau en vue. Des dauphins sont venus nager avec nous durant deux minutes, toujours une joie de les voir, ils se mettent à nager sur leur tranche afin de te regarder ……. Dommage Martine toi qui souhaitait les croiser !

Salina 5




Jeudi 29 mai

8h30 Olivier et Martine nous quittent. L’hydrofoile ferme ses portes, dernier au revoir de la main depuis le quai, bye-bye, ariverderci, a presto chers amis.
Pour cette nouvelle journée à Salina, Cédric m’annonce qu’il a réservé une chambre pour la nuit dans le magnifique hôtel de charme en contre haut du port avec vue sur la mer (Mamma Santina). Nous l’avons découvert un soir lors d’un repas partagé avec nos amis.
Donc après-midi tranquille au bord de la piscine, et sieste dans le hamac sur la terrasse. Nous apprécions la taille de la salle de bain et la taille du lit, ainsi que le calme et l’immobilité du sol ! De plus le restaurant sert de merveilleux petits plats siciliens, bon appétit ! Cette surprise est vraiment agréable.

Salina 4





























Mercredi 28 mai

A 8h30, nous embarquons sur l’hydrofoile (ferry express avec hydroglisseurs) pour Vulcano. Nous avons mis nos baskets car une rando nous attend.
Arrivés sur Vulcano, nous marchons en direction du sommet du cratère. Le chemin est constitué de sable noir ce qui n’aide pas la montée. De plus la chaleur se fait sentir et le vent chaud soufflant en rafale nous dessèche la bouche.
Après une heure de marche, le spectacle est grandiose, un énorme trou est à nos pieds. Des roches multicolores bordent les parois intérieures du cratère.
Nous faisons tout le tour du cratère sur un étroit sentier laissant découvrir les horizons amples et verdoyant d’un côté, et de l’autre le cœur d’une montagne vivante et aride qui fume. A un endroit du sentier, nous traversons des petits chaudrons de soufre crachant des fumées brulantes et avec une odeur soufrée parfois tellement forte que l’air en devient irrespirable. Ca en pique les yeux ! Les roches sont d’un jaune intense, on croirait marcher sur une autre planète.
L’après-midi, vers le bord de mer, nous passons à côté du petit lac naturel de boues chaudes et blanchâtres dégageant également une forte odeur de soufre. L’entrée est payante et le fait d’aller se tremper dans cette odeur d’œuf pourri ne nous enchante guère. De plus le vent souffle toujours terriblement. Nous allons donc nous mouiller dans les termes d’eaux chaudes et salées où trois bassins de températures différentes amènent à la décontraction.Retour sur Salina. Le soir après notre repas, nous allons sur une terrasse à l’ambiance tamisée au bord de la mer pour boire des cocktails d’au revoir. Olivier et Martine nous quitterons demain matin. On est revenu au bateau un peu pété !

Salina 3











Mardi 27 mai

Nous allons louer deux petites voiturettes pour faire le tour de l’île de Salina. Mort de rire de rouler là-dedans, elles font un bruit d’abeille, elles ont trois roues et le look d’une coccinelle. On se suit sur les routes étroites et désertes afin de visiter les différents petits villages et points de vue.
On se baigne dans une petite crique a l’abri des vagues et du vent.Le port de Salina est plein car tous les voiliers viennent se réfugier en attendant des vents plus calmes.